Dans le cadre du Projet de Restauration des Écosystèmes dans la région du Plateau central (PRE-PCL), 157 productrices et producteurs, issus de quatre communes de la province du Kourwéogo (région du Plateau central), participent du 24 au 30 octobre 2024 à des sessions de formation sur l’aménagement, l’entretien et la gestion des jardins nutritifs. Le lancement de ces activités s’est déroulé à Gasma, dans la commune de Boussé, en présence du Coordonnateur National de la Grande Muraille Verte Burkina Faso et de l’Administrateur de Programmes de l’APEFE Burkina Faso.
Les jardins nutritifs sont des espaces aménagés pour la production maraîchère de baobab (Adansonia digitata) et du moringa (Moringa oleifera), reconnus pour leurs hautes valeurs nutritionnelles et dont l’usage est répandu auprès des populations.
Le choix du baobab et du moringa repose sur plusieurs raisons : en plus d’être accessibles et bien connus de la majorité, ces plantes contribuent à la lutte contre la pauvreté et la malnutrition en fournissant des nutriments essentiels à des populations vivant en situation de vulnérabilité. L’objectif principal est d’améliorer le revenu des femmes et la qualité nutritionnelle des ménages, en augmentant l’accès à des feuilles fraiches nutritives.
Renforcer l’autonomie des communautés
Mis en œuvre par la Grande Muraille Verte Burkina Faso et l’APEFE Burkina Faso, le PRE-PCL a permis l’installation de quatre jardins nutritifs de 1 hectare chacun et équipés de forages à exhaure solaire, dans les communes de Laye, Boussé, Toéghin et Niou.
Pendant une semaine, les services techniques en charge de l’environnement de la province du Kourwéogo animeront ainsi des sessions de formation en direction de 157 productrices et producteurs sur l’aménagement, l’entretien et la gestion de ces jardins nutritifs. Roch Pananditigri, Coordonnateur National de la Grande Muraille Verte Burkina Faso, souligne l’importance de cette formation : « les jardins nutritifs contribuent à la sécurité alimentaire, à la lutte contre la malnutrition, et à l’accroissement des revenus des ménages. Cette formation vise à transférer des compétences aux communautés locales pour qu’elles s’approprient durablement la gestion de leurs jardins. »
Yacouba Ouédraogo, Administrateur de Programmes de l’APEFE Burkina Faso, a également exprimé ses attentes : « la mise en place de ces jardins nutritifs constitue une action phare du PRE-PCL. Nous espérons que ces formations permettront d’améliorer la productivité de ces jardins au bénéfice des communautés locales. »
Un projet pour la sécurité alimentaire et la restauration des terres
D’une durée de cinq ans (2022-2026), le PRE-PCL a pour objectif d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et d’améliorer les revenus des femmes et des hommes dans les communes de Boussé, Niou, Toéghin et Laye, tout en contribuant à inverser la tendance à la dégradation des terres au Burkina Faso. Il est financé par la Coopération belge au Développement.







